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  • Santé et Téléphonie mobile : une problématique relative au domaine du risque ! suite...

    Les nouvelles recherches soulignent-elles l'apparition de nouveaux risques sanitaires ?

    L'amélioration des connaissances a toujours été une condition primordiale dans la découverte de nouveaux risques en matière sanitaire et sociale. Les nouvelles recherches qu'il s'agisse d'études épidémiologiques, humaines, animales ou encore cellulaires, mettent en avant l'existence réelle d'effets des ondes électro-magnétiques de nos terminaux sur le corps humain. Seules les conclusions portant sur l'influence de ces effets sur notre santé varient paradoxalement en fonction des études et des groupes scientifiques.


    L'étude épidémiologique intitulée " Interphone ", lancée en 2001 et regroupant un ensemble de 12 pays et de 20 laboratoires, présente des conclusions en matière sanitaire très contradictoires. Alors qu'au Danemark l'usage du téléphone mobile pendant 10 ans voir plus n'augmente pas le risque d'apparition de tumeurs bénignes au niveau du conduit auditif, la même étude menée en Suède prouve quant à elle l'existence d'une augmentation du risque due au même usage. Malgré tout, ces conclusions, même si paradoxales, se veulent pourtant relativement préoccupantes, puisque même si les experts ne sont pas encore d'accord sur la nature et l'importance du risque, l'existence de ce dernier n'est pourtant pas démentie. Notons d'ailleurs, que les ondes émises par les téléphones portables, se situant dans la gamme des " ultracourtes ", agissent, à l'image de nos micro-ondes, sur les tissus composés essentiellement d'eau. Ici le risque posé par la communauté scientifique reste essentiellement relatif à l'apparition de tumeurs au niveau du cerveau, les terminaux lors des communications se trouvant à environ 1 cm de cet organe, extrêmement sensible et composé à 85% d'eau. Plus largement la glande parotide (glande salivaire située au niveau de la joue) ainsi que le nerf auditif restent aussi ciblés lors de l'utilisation des téléphones portables.


    Des experts britanniques du NRPB (National Radiological Protection Board) ont aussi pu mettre en évidence l'existence d'une vulnérabilité plus grande des enfants à l'encontre des ondes émises par les téléphones portables et les antennes relais. Du fait de leur système nerveux et de leur boite crânienne encore en développement, les radiations pénètreraient plus loin dans le cerveau chez les jeunes que chez les adultes. Plus encore, le groupe Reflex a pu constater lors d'une étude cellulaire, la détérioration de l'ADN de certaines cellules vivantes in vitro due à une exposition de radiations similaires à celles émises par nos terminaux.


    Face à ces risques : une nécessaire prévention et délivrance d'informations !

    La question des risques en matière de téléphonie mobile suscite un certain nombre d'enjeux qui dépassent très largement le simple cercle de la communauté scientifique. Les opérateurs et principaux fabricants ont en effet leur mot à dire, et surtout leurs intérêts à défendre ; ce qui d'ailleurs contribue à l'absence d'une information claire et objective en la matière. Face à cela, s'oppose la position de certains scientifiques qui n'hésitent d'ailleurs pas à relancer le débat et à remettre en cause les arguments et les réglementations en vigueur par les opérateurs et principaux organismes, à l'instar de l'ouvrage controversé et rédigé par des scientifiques : " Votre GSM, votre santé : on vous ment ! ".


    Cet enjeu s'illustre aussi et au travers de la définition des troubles observés chez certains riverains situés à proximité des antennes relais ; ces derniers attribuant leur mal-être (maux de têtes, pertes de mémoire, troubles de concentration…) à l'émission d'ondes radio provenant des antennes, alors que les opérateurs auront eux tendance à fournir une explication disons plus psychologisante : " les interrogations se transformant parfois en préoccupations, qui, elles-mêmes, peuvent avoir des effets sur la santé " (cf AFOM). En somme, les enjeux économiques et sociaux et l'absence encore actuelle d'information claire et scientifiquement approuvée pose problème dans l'éclaircissement des véritables risques sanitaires liés à l'usage de la téléphonie mobile.


    Face à ce flou médiatique et commercial, un premier principe de prévoyance est adopté par les protagonistes du marché. Ainsi, les opérateurs présentent dans l'ensemble de leurs coffrets commercialisés un " kit piéton ", afin de limiter l'exposition des utilisateurs aux ondes transmises lors des communications. Dans cette même perspective, d'autres recommandations légitimées notamment par l'AFOM, incitent les utilisateurs à " privilégier les zones où la réception est de bonne qualité ", la puissance des ondes des mobiles s'en trouvant amoindries alors que plus largement, Sir William Steward, à l'origine de la NRPB, met en garde les parents à ne pas offrir de terminaux à leurs enfants de moins de 9 ans, étant plus exposés aux ondes magnétiques, potentiellement à risques.


    Finalement, dans l'état actuel des choses et des connaissances, il serait vain de tenter de répondre de manière référendaire à la question de la nuisance sanitaire de la téléphonie mobile. Au-delà de cette question relative au domaine scientifique, ce débat souligne aussi et plus largement le risque lié au manque véritable d'information en matière sanitaire, révélant les difficultés de nos sociétés actuelles à mettre en place de véritables mesures de prévention. Celles-ci permettraient d'aider pourtant les différents utilisateurs de mobiles à limiter les comportements pouvant peut-être, à terme, nuire à leur santé. A ce titre, ce sont les associations qui remplissent à l'instar de l'APE (" Agir pour l'Environnement ") un rôle prépondérant en s'engageant pour la mise en place du principe de précaution, conforme aux intérêts sanitaires des consommateurs, et par là-même dans un futur proche, aux autres acteurs de la téléphonie mobile.






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