Faut-il craindre les ondes téléphoniques ?

 

Publié le 19/06/2014 par la rédaction

Faut il craindre les ondes téléphoniques

Bien qu’elles soient présentes dans notre vie de tous les jours, les ondes électromagnétiques en provenance des téléphones mobiles peuvent s’avérer être un véritable danger pour notre santé. Maux de tête, troubles auditifs, picotements de la peau, pertes de mémoire, ou encore les troubles de la concentration entre autres peuvent être les effets direct ou indirect des ondes émises par les mobiles.  Alors que les rapports rassurants sur les téléphones portables et les antennes relais se succèdent, il faut toutefois souligner qu’ils ne mettent pas fin à la controverse.

Dans notre position actuelle, il faut pouvoir distinguer les dangers réels et les risques supposés des ondes téléphoniques.   Pour tenter de minimiser l’impact de ces ondes, divers organismes, dont notamment l'Anses, ont fait connaître leurs recommandations pour lutter contre les risques pour la santé que peuvent entraîner les ondes électromagnétiques, principalement celles des téléphones mobiles. Pour l’Anses, il serait dans l'intérêt des utilisateurs de mobiles de réduire leur exposition face à ce type d'ondes et cela, malgré le fait que les données scientifiques qui sont actuellement disponibles ne permettent pas d'établir l'impact que peuvent avoir réellement ces ondes sur la santé.

Pour avoir une idée de l’impact des ondes téléphoniques, présentes dans la vie de tous les jours, mais dont très peu en connaissent vraiment les conséquences, nous vous proposons de découvrir ce dossier sur les ondes électromagnétiques qui émanent des téléphones mobiles.

Faut il craindre les ondes téléphoniques

Les études portant sur les ondes téléphoniques

Depuis que les ondes électromagnétiques ont attiré l’attention des consommateurs, surtout en ce qui concerne les risques liés à la santé, nombreuses ont été les études qui ont été publiées à ce sujet. Ainsi, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) avait clairement fait comprendre dans une de ses publications que l’utilisation intensive des téléphones mobiles sur le long terme peut provoquer des tumeurs au niveau cérébral ou encore au niveau du nerf auditif. Selon cet organisme, les personnes qui ont plus de risques d’être affectées par ce type d’ondes sont celles qui ont cumulé plus de 1 640 heures d’exposition. Bien que ce nombre d’heures puisse paraître assez conséquent, il faut souligner qu’il correspond cependant à une heure de téléphonie tous les jours pendant quatre ans.

Basant son étude sur l’analyse d’une série de cas-témoins, l’Anses a indiqué dans son rapport que les cas de contamination à travers les ondes électromagnétiques qu’émettent les téléphones mobiles ne cessent d’augmenter et cela, malgré un changement dans les tendances. En effet, la pratique du téléphone collé à l’oreille a tendance à diminuer aujourd’hui, notamment avec la généralisation de l’internet mobile, ce qui permet d’envoyer des messages gratuitement par exemple.

Il faut souligner que malgré le fait que l’emphase soit actuellement mise sur la prévention et l’information, il n’y existe pas actuellement de preuves scientifiques suffisantes d’un risque pour la santé publique en ce qui concerne les autres cas d’exposition, notamment l’usage modéré du téléphone mobile, ou encore la présence d’une antenne-relais à proximité des résidences. D’après l’un des responsables de l’Anses, l’actualisation des études scientifiques ne permet en aucun cas de mettre en évidence les effets sanitaires avérés des radiofréquences et ainsi, elles ne conduisent pas à de nouvelles limites d’exposition de la population. De ce fait, il n’y a pas lieu de modifier les limites d’exposition en vigueur et de préconiser ainsi un seuil de 0,6 V/m. À noter que cette suggestion de la députée écologiste Laurence Abeille avait été jetée aux oubliettes, lorsqu’elle fut renvoyée en commission parlementaire.

La fin du principe de précaution

Malgré le danger que représentent les ondes électromagnétiques qu’émettent les téléphones mobiles, une législation relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a été votée le 23 janvier dernier par l’Assemblée. Cette loi comporte quelques avancées en termes de concertation, mais aussi en termes de cadastres des ondes. Cependant, elle revient sur le principe de précaution, lui préférant le principe de modération de l’exposition. À noter que cette loi ne remet cependant pas en question le seuil d’exposition actuel.

Dans une interview accordée suite à cette annonce, Daniel Bessiron, l’adjoint au développement durable et déplacements d’Échirolles, la commune voisine de Grenoble dans l’Isère, a indiqué que la réglementation actuelle est totalement obsolète. Ce dernier a fait valoir le fait que les normes en question concernent les expositions de courte durée à des niveaux de champs élevés. Or, il n’y a pas de normes qui protègent les populations sur des expositions de longue durée à des niveaux de champs faibles.

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