La 4G en France

 

Publié le 19/08/2013 par la rédaction

La 4G en France

Avec la croissance qu’a connue et que continue à connaître le marché des smartphones, les principaux acteurs de ce secteur ont été poussés inévitablement vers une surenchère technologique.

 

Bien que performante à son lancement, à l’image de toutes les technologies à leur sortie d’ailleurs, la norme de communication de troisième génération, plus communément connue comme la 3G, a été largement dépassée. Poussée dans ses derniers retranchements avec notamment l’introduction de la HSPA+, la 3G ne semble plus être en mesure de satisfaire les besoins des consommateurs, qui sont de plus en plus nombreux à faire comprendre leur envie de passer à autre chose. Ayant donc atteint ses limites, la 3G laisse donc sa place à la norme de quatrième génération (4G LTE), la norme qui semble faire l’unanimité chez les constructeurs et les opérateurs mobiles.

 

Pour expliquer l’ampleur de ce phénomène, plusieurs raisons peuvent être évoquées. On ne passera donc pas à côté du fait que les bandes de fréquence allouées à la 3G voient de plus en plus d’utilisateurs les utiliser simultanément, ce qui résulte dans une saturation du réseau, surtout en zone urbaine. Néanmoins, il faut souligner que le déploiement de la norme 4G en France tout comme ailleurs de par le monde nécessite un travail acharné, que ce soit du côté des opérateurs, qui doivent mettre à jour leurs infrastructures, ou encore de celle des constructeurs, qui doivent concevoir des appareils compatibles avec cette technologie.

 

La 4G en France

Malgré cela, la 4G demeure la clef vers la télécommunication rapide, notamment puisqu’elle permet de faire véhiculer des données sur de nouvelles bandes de fréquences, des bandes qui sont beaucoup plus larges et dont la modulation est encore mieux optimisée. À noter qu’en France, ainsi que dans certains autres pays, l’apogée de cette norme s’avère être la LTE de catégorie 5, qui prévoit un débit descendant maximum théorique de 300 Mb/s contre 42 Mb/s pour le HSPA+, soit sept fois plus important.

 

Néanmoins, il faut souligner que les enjeux et les bénéfices de la 4G en France dépassent largement la simple augmentation de la bande passante et du débit.

 

 

La 4G : avant tout un défi technologique

 

La norme 4G demeure d’abord et avant tout un défi technologique que doivent relever à la fois les constructeurs et les opérateurs de télécommunication. Pour se rendre compte de l’ampleur de ce défi, il suffit de constater le fait que les ambitions émises dans un premier temps par les opérateurs et les constructeurs ont dû être revues à la baisse par rapport à ce qui était prévu et cela, afin d’être plus proche avec des objectifs pouvant être atteints. Il faut avouer que la norme 4G a été en gestation du côté des constructeurs de terminaux mobiles, mais aussi des opérateurs mobiles et des équipementiers télécom depuis plusieurs années déjà. À titre d’exemple, notons que les Scandinaves ont été les premiers à la mettre en œuvre en 2009, notamment grâce à l’opérateur suédois TeliaSonera. De ce fait, cette date est à être marquée d’une pierre blanche tout comme le fut celle de la première communication GSM.

 

Depuis ce temps, les constructeurs et les opérateurs ont pas mal planché sur des solutions afin de pouvoir tirer profit de cette nouvelle norme de télécommunication. N’oublions surtout pas de préciser que ce fut le constructeur sud-coréen Samsung Electronics qui a été le tout premier à dégainer un téléphone mobile compatible avec 4G (LTE), nommément le SCH-R900, durant le second semestre de 2009.



Licence 4G : les opérateurs paient le prix fort

 

L’introduction de la 4G en France nécessite un travail de géant non seulement de la part des opérateurs et des constructeurs. Pour règlementer la mise en vigueur de cette norme, l’État avait donc fait paraître l'arrêté du 14 juin 2011, qui était relatif aux modalités ainsi qu’aux conditions d'attribution, d'autorisations et d'utilisation des fréquences dans les bandes 800 MHz et de 2,6 GHz en France métropolitaine afin de pouvoir établir les fameuses licences 4G. Ces derniers devaient donc permettre aux opérateurs d’exploiter un réseau mobile à très haut débit sur le territoire français.

 

De ce fait, l'arrêté du 14 juin 2011 se donnait pour objectif de détailler le prix de réserve qui avait été fixé pour chaque bloc de fréquences. La vente aux enchères de ces derniers avait pour but de rapporter à l'État français au moins 2,5 milliards d'euros. À noter que les opérateurs doivent amortir cette somme sur plusieurs années, notamment en la répercutant sur la facture des abonnés à la 4G.

La 4G en France

 

Pour rappel, le prix de réserve des lots de la bande des 800 MHz, soit les meilleures en termes de couverture et de fiabilité, avait été fixé comme suit :

 

400 millions d'euros pour le bloc positionné de 791 MHz à 801 MHz et de 832 MHz à 842 MHz ;

300 millions d'euros pour le bloc positionné de 801 MHz à 806 MHz et de 842 MHz à 847 MHz ;

300 millions d'euros pour le bloc positionné de 806 MHz à 811 MHz et de 847 MHz à 852 MHz ;

800 millions d'euros pour le bloc positionné de 811 MHz à 821 MHz et de 852 MHz à 862 MHz.

 

De son côté, le bloc de fréquence de 5 MHz duplex de la bande des 2,6 GHz, soit celle demeurant la moins intéressante techniquement parlant pour les opérateurs, devait être alloué au prix minimum de 50 millions d'euros.

 

Outre les modalités, l'arrêté précisait aussi les conditions d'attribution des fréquences, conformes à la décision de l'ARCEP. Parmi ces conditions, on pouvait notamment retrouver l’obligation de couverture du territoire de 98 % au bout de 12 ans et de 40 % de la population dans les zones prioritaires dans les 5 ans suivant l'attribution des fréquences. De plus, pour éviter qu'un opérateur n’obtienne une majorité des fréquences notamment grâce à sa solidité financière, l'Arcep avait fait comprendre que la quantité totale de fréquences dans la bande 800 MHz détenue par un seul opérateur ne pouvait excéder 15 MHz duplex.

 

À titre de rappel, les opérateurs français Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile avaient mis sur la table un total de 900 millions d’euros pour le premier tour d'enchères portant sur les fréquences situées sur la bande des 2,6 GHz. De leur côté, les quatre autres lots de fréquences, situées sur la bande des 800 MHz, avaient été mis à prix 1,8 milliard d'euros par l'État français.

La 4G en France

 

4G : des mobiles et des forfaits disponibles en France

 

Les opérateurs télécoms français misent gros sur la 4G afin de pouvoir conquérir de nouveaux clients. Cette tendance a pris plus d’ampleur depuis l’arrivée dans le marché de la téléphonie mobile du quatrième opérateur Free Mobile, mais aussi avec l’accroissement des offres sans engagement, que ce soit chez les opérateurs historiques, chez les MNVO ou encore chez les opérateurs « low cost ». De ce fait, les opérateurs historiques mettent donc les bouchées doubles pour déployer la 4G à grande vitesse et récupérer ainsi de nouveaux clients en vue de combler le fossé laissé par les anciens abonnés.

 

Avec l’arrivée de la 4G sur le sol français, nombreux ont été les constructeurs à lancer des mobiles compatibles avec cette norme en France. Il faut bien sûr souligner le fait que pour pouvoir profiter de la 4G, il est nécessaire pour les consommateurs de s'équiper d'un smartphone compatible cette norme. Pour rendre la 4G encore plus attractive, les opérateurs décident désormais d’apporter leur soutien à leurs offres avec de nouvelles formules  et des smartphones compatibles avec la 4G.

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