Publié le  par La rédaction

5G, 4G, extinction progressive de la 2G/3G : le paysage mobile français poursuit sa mutation accélérée

5G, 4G, extinction progressive de la 2G/3G : le paysage mobile français poursuit sa mutation accélérée

Au 1er mai 2026, la transformation des réseaux mobiles en France franchit une nouvelle étape. Les dernières données publiées par l’Agence nationale des fréquences confirment une dynamique désormais bien installée : la montée en puissance continue de la 5G et de la 4G, tandis que les anciennes technologies 2G et 3G amorcent leur retrait progressif.

Un parc global toujours en expansion

Au total, 72 187 sites mobiles sont aujourd’hui autorisés sur le territoire français, toutes générations confondues. Cette progression globale traduit moins une explosion du nombre d’infrastructures qu’une évolution des usages et des technologies. La majorité des nouveaux déploiements s’appuie en effet sur des sites existants, modernisés pour accueillir les standards les plus récents.

La 5G dépasse les 55 000 sites autorisés

La 5G poursuit sa montée en régime. Au 1er mai, 55 049 sites sont autorisés, dont 1 339 en Outre-Mer. Dans le détail, 48 579 de ces installations sont déjà déclarées techniquement opérationnelles par les opérateurs, soit 88,2 % du parc autorisé.

La progression reste régulière, avec une hausse de 0,7 % sur le seul mois d’avril. Fait notable, la quasi-totalité des antennes 5G repose sur des infrastructures existantes héritées des générations précédentes. Seuls huit sites en France sont exclusivement dédiés à la 5G.

Trois bandes de fréquences structurent aujourd’hui le réseau :

  • 700 MHz : 36 031 sites autorisés, dont 31 017 en service
  • 2 100 MHz : 27 328 sites autorisés, dont 22 221 opérationnels
  • 3,5 GHz : 37 634 sites autorisés, dont 32 954 en service

La bande 3,5 GHz demeure stratégique, car elle concentre les meilleures performances en matière de débit, tandis que les bandes basses assurent une couverture plus large du territoire. À noter que certains sites sont mutualisés entre plusieurs bandes, ce qui explique des totaux cumulés supérieurs au nombre réel de supports.

La 4G consolide sa domination

Malgré l’essor de la 5G, la 4G reste le socle principal de la connectivité mobile en France. L’ANFR recense 71 982 sites 4G autorisés, dont 68 299 en métropole. Parmi eux, 64 535 sont effectivement en service.

La croissance se poursuit à un rythme modéré mais constant, avec une augmentation de 0,4 % des mises en service en mars. Dans le détail, les principaux opérateurs continuent de densifier leurs réseaux :

  • Bouygues Telecom : 31 573 sites (+342 en avril)
  • Free Mobile : 31 036 sites (+85)
  • Orange : 32 693 sites (+85)
  • SFR : 30 641 sites (+100)

Cette dynamique confirme que la 4G reste essentielle, notamment pour garantir une couverture homogène et absorber une large part du trafic mobile.

La 3G amorce son déclin

La bascule technologique est particulièrement visible du côté de la 3G. Au 1er mai, 54 764 sites sont encore en service en France, dont 51 361 en métropole. Le recul reste modéré mais bien réel, avec une baisse de 0,1 % sur le mois.

Si certains opérateurs continuent d’ajuster marginalement leur parc, la tendance globale est à la fermeture progressive. Les plans d’extinction, annoncés dès 2022, commencent à produire leurs effets concrets sur le terrain.

La 2G en retrait accéléré

La 2G suit la même trajectoire, mais de manière plus marquée. Le réseau compte désormais 38 181 sites actifs en France, dont 35 650 en métropole. Sur le seul mois précédent, 274 sites ont été retirés du service.

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