La 5G continue de gagner du terrain en France, pendant que la 2G et la 3G reculent

Le déploiement des réseaux mobiles poursuit son évolution en France. D’après les dernières données publiées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), le pays comptait au 1er octobre 2026 un total de 72 816 sites de réseaux mobiles autorisés, toutes technologies confondues. La 5G continue de gagner du terrain, même si sa progression reste désormais relativement modérée. Dans le même temps, la 4G poursuit son développement, tandis que les réseaux 2G et 3G commencent progressivement à se contracter.
L’observatoire mensuel de l’ANFR permet de suivre précisément l’évolution des infrastructures mobiles sur le territoire. Les chiffres publiés chaque mois donnent notamment une indication de l’avancement des déploiements des opérateurs et de la transition progressive entre les différentes générations de réseaux.
Plus de 56 000 sites 5G autorisés en France
Au 1er octobre, 56 346 sites 5G étaient autorisés par l’ANFR en France, dont 1 494 situés en outre-mer. Sur cet ensemble, 50 597 étaient déclarés techniquement opérationnels par les opérateurs.
La progression reste positive, mais elle ralentit par rapport aux premières années du déploiement de la nouvelle génération mobile. En septembre, le nombre de sites 5G autorisés a augmenté de 0,3 %. Selon les déclarations transmises par les opérateurs, 89,8 % des sites 5G autorisés sont désormais techniquement opérationnels.
La particularité du déploiement français reste également la réutilisation massive des infrastructures existantes. La quasi-totalité des installations 5G est implantée sur des sites qui accueillent déjà des équipements 2G, 3G ou 4G. L’ANFR ne recense ainsi que 11 sites qui hébergent exclusivement de la 5G.
Cette situation permet aux opérateurs de développer rapidement la nouvelle technologie sans devoir multiplier les nouveaux supports physiques. La 5G s’appuie donc largement sur le réseau existant, avec l'ajout progressif de nouvelles antennes et de nouvelles fréquences.
La bande 3,5 GHz reste au cœur du déploiement de la 5G
Plusieurs bandes de fréquences sont aujourd’hui utilisées pour fournir des services 5G en France. Leur nombre de sites autorisés ne correspond toutefois pas directement au nombre total de supports, puisque certaines infrastructures utilisent plusieurs bandes simultanément.
La bande des 700 MHz compte ainsi 36 919 sites 5G autorisés, dont 32 632 déclarés techniquement opérationnels. Cette fréquence est notamment utilisée par Free Mobile, Orange, Digicel, Free Caraïbe, l’OPT Nouvelle-Calédonie et Telco OI.
La bande des 2 100 MHz représente de son côté 28 552 sites autorisés, parmi lesquels 24 032 sont déclarés opérationnels. Elle est exploitée par Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR.
La bande des 3,5 GHz, particulièrement importante pour les performances de la 5G, atteint quant à elle 38 316 sites autorisés, dont 34 234 techniquement opérationnels. Elle est utilisée par plusieurs opérateurs en métropole et dans les territoires ultramarins.
Le nombre de sites comptabilisés dans chaque bande ne doit donc pas être additionné pour obtenir le nombre réel de supports 5G. Un même site peut en effet être équipé de plusieurs fréquences.
La 4G reste très largement implantée
Malgré l'essor de la 5G, la 4G demeure le socle principal des réseaux mobiles français. Au 1er octobre, 72 628 sites 4G étaient autorisés par l’ANFR.
En France métropolitaine, 68 883 sites 4G étaient autorisés, dont 65 383 effectivement en service. Le mois de septembre s’est traduit par une progression de 0,2 % du nombre de sites 4G mis en service.
Les quatre principaux opérateurs continuent d’ailleurs à renforcer leurs réseaux. Bouygues Telecom comptait 32 273 sites 4G en service en métropole, après avoir ajouté 154 sites au cours du mois de septembre.
Free Mobile totalisait 31 523 sites en service, avec 125 nouvelles mises en service sur la période. Orange atteignait 33 032 sites, soit 44 sites supplémentaires en septembre. SFR affichait pour sa part 31 089 sites en service après l’ajout de 65 nouvelles installations.
Ces chiffres montrent que le développement de la 5G ne signifie pas pour autant l’abandon de la 4G. Cette dernière reste indispensable pour assurer une couverture mobile large et homogène, notamment dans les zones où la 5G n’est pas encore disponible ou lorsque les conditions de propagation rendent les fréquences 4G particulièrement utiles.
Dans les territoires ultramarins, 3 745 sites 4G étaient par ailleurs autorisés au 1er octobre, dont 3 599 en service.
La 3G commence à entrer dans une phase de recul
L’évolution est différente pour la 3G. Au 1er octobre, 54 768 sites 3G étaient encore déclarés en service en France, dont 51 334 en métropole.
En France métropolitaine, le nombre de sites 3G en service n’a progressé que de sept unités en septembre.
Bouygues Telecom comptait 30 041 sites 3G en service, soit 34 de plus qu’un mois auparavant. Free Mobile atteignait 6 618 sites, avec 50 nouveaux sites sur la période.
À l’inverse, Orange affichait 29 856 sites en service, soit cinq de moins qu’en septembre. SFR totalisait 29 644 sites, après avoir enregistré 14 mises en service supplémentaires.
Cette évolution doit être replacée dans un contexte plus large. Les opérateurs français ont commencé à organiser progressivement l’extinction des anciennes technologies mobiles afin de libérer des ressources et de concentrer leurs investissements sur les réseaux plus récents. La 3G, désormais dépassée par la 4G et la 5G pour la plupart des usages, entre donc progressivement dans une nouvelle phase de son histoire.
La 2G poursuit également son lent recul
Le mouvement est encore plus visible du côté de la 2G. Au 1er octobre, 36 890 sites 2G étaient déclarés en service en France, dont 34 446 en métropole.
En septembre, 22 sites 2G ont été retirés du service en France métropolitaine. Il s’agit d’un nouveau signe de la transformation progressive du paysage mobile français.
La disparition des réseaux historiques ne se fait toutefois pas du jour au lendemain. La 2G continue notamment d’être utilisée pour certains services spécifiques et par des équipements qui ne disposent pas encore de compatibilité avec les technologies plus récentes. Sa mise à l’arrêt nécessite donc une transition progressive afin d’éviter de laisser certains appareils ou usages sans solution de remplacement.
Le paysage mobile français change progressivement
Les chiffres de l’ANFR illustrent finalement une transformation assez nette du réseau mobile français. La 5G continue de progresser et dépasse désormais les 56 000 sites autorisés, tandis que la 4G reste extrêmement présente avec plus de 72 000 sites autorisés.
Dans le même temps, la 3G et surtout la 2G commencent à céder progressivement du terrain. Cette évolution correspond à la logique actuelle des opérateurs, qui cherchent à concentrer leurs infrastructures et leurs investissements sur les technologies les plus récentes.
La progression de la 5G ne se traduit donc pas simplement par l’apparition de nouvelles antennes. Elle accompagne une réorganisation plus profonde des réseaux mobiles français, avec la coexistence de plusieurs générations de technologies et le retrait progressif des plus anciennes.
Le prochain observatoire mensuel de l’ANFR permettra de voir si la progression de la 5G se maintient au même rythme et si le mouvement de retrait des sites 2G et 3G commence à s’accélérer. Pour les utilisateurs, cette évolution se traduit surtout par un réseau mobile qui se modernise progressivement, alors que la 4G continue pour l’instant de jouer un rôle central dans la couverture du territoire.
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