Publié le  par La rédaction

Réseaux mobiles : la 5G progresse tandis que la 2G entame sa disparition

Réseaux mobiles : la 5G progresse tandis que la 2G entame sa disparition

La transformation des réseaux mobiles en France se poursuit à un rythme soutenu. Dans son dernier observatoire mensuel publié au 1er mars 2026, l’Agence nationale des fréquences dresse un état des lieux précis du déploiement des infrastructures télécoms sur le territoire. Ce rapport met en lumière la progression continue de la 5G et de la 4G, tandis que les technologies plus anciennes, la 3G et surtout la 2G, entament progressivement leur retrait à l’approche de leur extinction programmée.

Plus de 71 900 sites mobiles autorisés en France

Au 1er mars 2026, l’Agence nationale des fréquences recense 71 949 sites de réseaux mobiles autorisés sur l’ensemble du territoire français, toutes technologies confondues. Ces installations comprennent aussi bien les infrastructures dédiées à la 2G, la 3G, la 4G que celles destinées à la 5G.

La tendance de fond reste claire : les opérateurs poursuivent l’expansion des réseaux les plus récents, notamment la 5G, tout en maintenant et optimisant la couverture 4G, devenue la colonne vertébrale de l’accès mobile à internet en France.

La 5G franchit le cap des 54 000 sites autorisés

Le déploiement de la 5G continue de s’intensifier. Au 1er mars, 54 440 sites 5G sont autorisés en France, dont 1 263 situés en Outre-mer. Parmi ces installations, 47 708 sont déclarées techniquement opérationnelles par les opérateurs mobiles, ce qui représente plus de 87 % des sites autorisés.

La progression reste régulière : sur le seul mois de février, le nombre de sites autorisés a augmenté de 0,7 %. Cette croissance, certes modérée, témoigne d’une phase de consolidation du réseau après les premières vagues massives d’implantation.

Un élément notable ressort également des données de l’ANFR : la quasi-totalité des installations 5G est déployée sur des sites existants, déjà utilisés pour les technologies 2G, 3G ou 4G. En pratique, les opérateurs privilégient la modernisation d’infrastructures existantes plutôt que la construction de nouveaux pylônes. À ce stade, seulement neuf sites en France hébergent exclusivement de la 5G.

Trois bandes de fréquences structurent le réseau 5G

La 5G française repose aujourd’hui sur trois bandes de fréquences principales, chacune jouant un rôle spécifique dans l’équilibre entre couverture et performances.

La bande des 700 MHz constitue la base de la couverture nationale. Elle totalise 35 368 sites autorisés, dont 30 412 opérationnels. Utilisée notamment par Free Mobile et Orange, cette fréquence offre une large portée et permet d’étendre rapidement la couverture 5G sur de vastes zones.

La bande des 2 100 MHz compte 26 645 sites autorisés, dont 21 461 actifs. Elle est exploitée par plusieurs opérateurs, dont Bouygues Telecom, Orange et SFR. Cette fréquence intermédiaire permet d’augmenter progressivement les capacités du réseau tout en conservant une couverture relativement large.

Enfin, la bande des 3,5 GHz, considérée comme la véritable bande cœur de la 5G, atteint 37 395 sites autorisés, dont 32 451 techniquement opérationnels. Cette fréquence, utilisée par l’ensemble des grands opérateurs mais aussi par certains acteurs ultramarins, permet d’offrir les débits les plus élevés et les meilleures performances en matière de capacité réseau.

Le total des sites par bande dépasse le nombre global de supports autorisés, car certains pylônes accueillent plusieurs fréquences simultanément, voire plusieurs opérateurs.

La 4G poursuit son expansion, mais à un rythme plus modéré

Malgré la montée en puissance de la 5G, la 4G demeure le pilier du réseau mobile français. Au 1er mars 2026, 71 733 sites 4G sont autorisés par l’ANFR sur l’ensemble du territoire.

En France métropolitaine, on dénombre 68 076 sites autorisés, dont 64 126 déjà en service. La progression observée en février reste modeste, avec une hausse de 0,2 % des autorisations et une augmentation identique des mises en service.

Dans le détail, les opérateurs continuent néanmoins d’étoffer leur couverture :

  • Orange dispose de 32 533 sites 4G en service, avec 60 nouveaux sites activés en février 2026.
  • Bouygues Telecom totalise 31 127 sites, après l’ajout de 113 installations supplémentaires sur le mois.
  • Free Mobile atteint 30 736 sites, avec 108 nouvelles mises en service.
  • SFR compte 30 403 sites actifs, soit 83 de plus sur la même période.

Dans les territoires d’Outre-mer, 3 657 sites 4G sont autorisés, dont 3 533 déjà opérationnels, illustrant une couverture désormais très avancée.

La 3G amorce progressivement son retrait

Si la 4G et la 5G poursuivent leur développement, la 3G entre dans une phase de transition. Au 1er mars, 54 849 sites 3G sont encore déclarés en service en France, dont 51 459 en métropole.

Les opérateurs continuent d’exploiter ces infrastructures pour garantir la compatibilité avec certains équipements et assurer la continuité de service. Toutefois, les plans d’extinction annoncés ces dernières années laissent entrevoir une disparition progressive de cette technologie.

Dans le détail, le parc métropolitain se répartit ainsi :

  • Bouygues Telecom : 30 103 sites (+32 en février)
  • Orange : 29 710 sites (+18)
  • SFR : 29 387 sites (+15)
  • Free Mobile : 6 346 sites (+17)

Ces légères progressions s’expliquent essentiellement par des ajustements techniques ou des optimisations de réseau.

La 2G poursuit son déclin

La technologie mobile la plus ancienne encore en service, la 2G, continue de se réduire progressivement. Au 1er mars, 38 590 sites 2G sont encore actifs en France, dont 36 064 en métropole.

Le mois de février a enregistré une baisse de 43 sites en service, dont 27 en métropole, signe d’un démantèlement progressif à mesure que les opérateurs modernisent leurs infrastructures.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre des stratégies d’extinction annoncées par les opérateurs depuis 2022, visant à libérer des fréquences pour les technologies plus récentes et plus efficaces.

Une transition technologique désormais bien engagée

L’observatoire de l’ANFR confirme ainsi une dynamique claire : la France avance vers un paysage mobile dominé par la 4G et la 5G. La première reste essentielle pour garantir une couverture stable et généralisée, tandis que la seconde continue de gagner du terrain et d’améliorer les capacités du réseau.

Dans le même temps, les réseaux historiques amorcent leur retrait progressif. La diminution des sites 2G et l’avenir limité de la 3G illustrent une transition structurelle qui redéfinit progressivement l’infrastructure mobile du pays.

Avec plus de 54 000 sites 5G autorisés et près de 72 000 infrastructures 4G, le territoire français poursuit ainsi sa modernisation numérique, un chantier qui se poursuivra encore plusieurs années afin d’accompagner l’évolution des usages et l’augmentation continue du trafic mobile.

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