Publié le  par La rédaction

Réseaux mobiles : la France accélère vers la 4G et la 5G, tandis que la 2G et la 3G s'effacent

Réseaux mobiles : la France accélère vers la 4G et la 5G, tandis que la 2G et la 3G s'effacent

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) vient d’actualiser son observatoire mensuel des déploiements des réseaux mobiles sur le territoire. Les chiffres arrêtés au 1er janvier 2026 confirment une transformation profonde du paysage télécom français, marquée par la montée en puissance des réseaux 4G et 5G et le recul désormais tangible des technologies historiques 2G et 3G.

Au total, 71 579 sites de réseaux mobiles, toutes générations confondues, sont aujourd’hui autorisés en France. Un chiffre stable en apparence, mais qui masque une recomposition rapide des infrastructures au profit des technologies les plus récentes.

La 5G s’installe durablement dans le paysage

Au 1er janvier 2026, 53 718 sites 5G sont autorisés par l’ANFR, dont 1 222 en Outre-Mer. Parmi eux, 46 957 sites sont déclarés techniquement opérationnels, soit 87,4 % des sites autorisés. La dynamique reste positive, avec une progression de 0,6 % sur le seul mois de décembre.

Fait notable, la 5G française repose très majoritairement sur des infrastructures existantes : la quasi-totalité des antennes 5G est installée sur des sites déjà exploités pour la 2G, la 3G ou la 4G. Seuls dix sites hébergent exclusivement de la 5G, illustrant une stratégie d’optimisation des coûts et des délais de déploiement.

Trois bandes de fréquences structurent aujourd’hui l’offre 5G en France. La bande 700 MHz, utilisée notamment pour la couverture étendue, totalise 34 984 sites autorisés, dont 30 104 en service, principalement chez Free Mobile et Orange.

La bande 2100 MHz, partagée entre 4G et 5G, compte 26 055 sites autorisés, avec 20 804 opérationnels, mobilisés par Bouygues Telecom, Orange et SFR.

Enfin, la bande 3,5 GHz, cœur de la 5G dite « capacitaire », rassemble 36 979 sites autorisés, dont 31 918 techniquement opérationnels, impliquant l’ensemble des grands opérateurs métropolitains et ultramarins.

 La 4G poursuit son expansion, à un rythme plus mesuré

Si la 5G capte l’attention, la 4G demeure le pilier central de la connectivité mobile en France. Au 1er janvier 2026, 71 344 sites 4G sont autorisés sur l’ensemble du territoire.

En métropole, 67 728 sites disposent d’une autorisation, dont 63 814 sont effectivement en service. Le mois de décembre a vu une progression de 0,3 % des autorisations, tandis que les mises en service ont augmenté de 0,6 %, signe d’un réseau toujours en phase d’optimisation et de densification.

Dans le détail, Orange conserve le réseau 4G le plus étendu avec 32 327 sites actifs, devant Bouygues Telecom (30 829 sites), Free Mobile (30 517 sites) et SFR (30 234 sites). Tous les opérateurs affichent une croissance nette sur le mois, Free Mobile et SFR se montrant particulièrement dynamiques.

En Outre-Mer, 3 616 sites 4G sont autorisés, dont 3 517 en service, confirmant un taux de mise en exploitation très élevé.

La 2G amorce son retrait progressif

Les réseaux de deuxième génération poursuivent leur décroissance. Au 1er janvier 2026, 39 191 sites 2G sont encore déclarés en service en France, dont 36 577 en métropole. Sur un mois, le parc national a reculé de 0,8 %, et de 0,7 % en métropole.

Cette diminution s’inscrit dans la continuité des annonces formulées par les opérateurs depuis 2022 concernant l’extinction programmée de la 2G, désormais cantonnée à des usages spécifiques, notamment pour certains équipements industriels ou objets connectés anciens.

La 3G connaît une chute brutale, portée par les stratégies de conversion

Le recul est encore plus marqué pour la 3G, avec 54 789 sites encore en service en France, dont 51 413 en métropole. En métropole, le nombre de sites 3G actifs a chuté de 10 %, un mouvement largement imputable à la stratégie de Free Mobile, qui convertit massivement ses sites 3G en 4G depuis juillet 2025, dans le cadre du déploiement de la 4G en bande 900 MHz.

Cette bascule se reflète clairement dans les chiffres : Free Mobile ne compte plus que 6 303 sites 3G, soit une baisse spectaculaire de 14 876 sites en un mois. À l’inverse, Bouygues Telecom (29 992 sites), Orange (29 651 sites) et SFR (29 312 sites) affichent des évolutions plus limitées, certaines positives, d’autres légèrement négatives, traduisant des arbitrages techniques différenciés.

Une transition désormais pleinement engagée

L’actualisation de l’observatoire de l’ANFR met en lumière une réalité désormais incontestable : la transition des réseaux mobiles français est entrée dans une phase décisive. La 4G reste le socle de la connectivité nationale, tandis que la 5G s’installe progressivement comme la nouvelle norme, portée par une logique de modernisation des infrastructures existantes. En parallèle, la 2G et surtout la 3G amorcent leur sortie du paysage, conséquence directe des choix industriels et technologiques opérés par les acteurs du secteur.


 
 
 

 
 
 
 
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