Publié le  par La rédaction

Les réseaux mobiles poursuivent leur densification en France : la 5G confirme sa montée en puissance début 2026

Les réseaux mobiles poursuivent leur densification en France : la 5G confirme sa montée en puissance début 2026

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a publié la dernière mise à jour de son observatoire mensuel des déploiements des réseaux mobiles. Au 1er février 2026, la France totalise 71 780 sites de réseaux mobiles autorisés, toutes générations confondues, confirmant la poursuite d’un effort soutenu de densification et de modernisation des infrastructures télécoms.

La 5G poursuit son déploiement progressif, largement appuyée sur les sites existants

Au début du mois de février 2026, 54 044 sites 5G sont autorisés en France, dont 1 232 en Outre-Mer. Parmi eux, 47 383 sites sont déclarés techniquement opérationnels par les opérateurs, ce qui représente 87,7 % des sites autorisés.

Le déploiement de la 5G reste très majoritairement fondé sur la modernisation d’infrastructures déjà existantes : la quasi-totalité des installations 5G est autorisée sur des sites auparavant exploités en 2G, 3G ou 4G. À ce stade, seuls dix sites accueillent exclusivement de la 5G, illustrant une stratégie de continuité et de mutualisation des équipements.

Sur le seul mois de janvier 2026, le nombre de sites 5G autorisés a progressé de 0,6 %, traduisant une dynamique toujours active, mais désormais plus incrémentale, à mesure que la couverture nationale se consolide.

Trois bandes de fréquences au cœur de la couverture 5G

Le service 5G en France repose actuellement sur trois bandes de fréquences complémentaires, chacune jouant un rôle distinct dans l’équilibre entre couverture et capacité.

La bande des 700 MHz, privilégiée pour la couverture étendue, compte 35 189 sites autorisés, dont 30 292 opérationnels, exploités notamment par Free Mobile, Orange et plusieurs acteurs ultramarins.

La bande des 2 100 MHz, intermédiaire, totalise 26 280 sites autorisés, avec 21 187 sites en service, principalement chez Bouygues Telecom, Orange et SFR.

Enfin, la bande cœur de la 5G, à 3,5 GHz, dédiée aux débits élevés, rassemble 37 194 sites autorisés, dont 32 168 techniquement opérationnels. Elle mobilise un large éventail d’opérateurs, y compris en Outre-Mer, reflet de son importance stratégique pour les usages avancés.

L’ANFR rappelle que de nombreux sites étant mutualisés, le cumul par bande dépasse mécaniquement le nombre total de supports autorisés.

La 4G reste le socle dominant du réseau mobile français

  • Parallèlement à la montée en puissance de la 5G, la 4G continue de constituer l’ossature du réseau mobile.
  • Au 1er février 2026, 71 565 sites 4G sont autorisés en France, dont 67 920 en métropole. Parmi ces derniers, 63 991 sites sont effectivement en service.

Sur le mois de janvier, les autorisations de sites 4G ont progressé de 0,3 %, tout comme les mises en service, confirmant la poursuite d’ajustements fins du réseau, notamment pour renforcer la qualité de service et la couverture dans certaines zones.

Un effort continu de chaque opérateur en métropole

Le parc de sites 4G en service en métropole se répartit comme suit :

  • Orange conserve la première place avec 32 474 sites, après l’activation de 147 nouveaux sites en janvier ;
  • Bouygues Telecom exploite 31 013 sites, en hausse de 184 unités sur le mois ;
  • Free Mobile atteint 30 629 sites, avec 112 mises en service supplémentaires ;
  • SFR compte 30 320 sites, après 86 nouvelles activations.

En Outre-Mer, 3 645 sites 4G sont autorisés, dont 3 525 déjà en service, confirmant une couverture désormais largement déployée dans les territoires ultramarins.

Le recul progressif de la 2G se confirme

  • La transition technologique se traduit également par la diminution continue des réseaux les plus anciens.
  • Au 1er février 2026, 38 633 sites 2G restent en service en France, dont 36 091 en métropole.

Sur un mois, le nombre de sites 2G a reculé de 0,3 % à l’échelle nationale et de 0,2 % en métropole, une évolution cohérente avec les stratégies de fermeture progressive de cette technologie, devenue marginale face aux usages actuels.

La 3G se maintient, avant une rationalisation annoncée

  • La 3G, encore utilisée pour certains services voix et données, affiche une relative stabilité.
  • Au 1er février 2026, 54 829 sites 3G sont en service en France, dont 51 445 en métropole.

Dans l’Hexagone, le nombre de sites 3G a progressé de 0,1 %, signe d’un réseau encore ajusté localement, même si sa rationalisation est inscrite dans les trajectoires industrielles des opérateurs.

En métropole, le parc se répartit ainsi :

  • Bouygues Telecom : 30 070 sites, après 78 activations en janvier ;
  • Orange : 29 693 sites, en hausse de 42 sites ;
  • SFR : 29 372 sites, avec 60 nouvelles mises en service ;
  • Free Mobile : 6 330 sites, après 27 ajouts sur la période.

Un paysage mobile en pleine transition

Ces derniers chiffres de l’ANFR illustrent un paysage mobile français en phase de transition maîtrisée : la 5G poursuit son ancrage territorial, la 4G reste centrale pour la continuité de service, tandis que la 2G et, à terme, la 3G amorcent leur retrait progressif.

L’ensemble témoigne d’une évolution structurelle des réseaux, guidée à la fois par les besoins croissants en connectivité et par l’optimisation des infrastructures existantes.


 
 
 

 
 
 
 
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