Grenelle des ondes : pas de révolution

 

Publié le 01/06/2009 par la rédaction

Grenelle des ondes pas de révolution

Afin de faire le point sur les éventuels dangers liés aux ondes électromagnétiques, le Grenelle des antennes-relais, qui s’est tenu au mois de mai,  a réuni les opérateurs de téléphonie mobile, les pouvoirs publics et les maires concernés  ainsi que les associations et plusieurs scientifiques. Quels sont les points importants qui ont été traités lors de cette réunion ? Le Grenelle des ondes, va-t-il bouleverser la téléphonie mobile en France ?

 

Les associations estiment que le Grenelle des ondes s’est soldé par un échec

Force est de constater qu’après un mois de discussions et de débats, le Grenelle des ondes n’a pas permis aux forces en présences de se mettre d’accord sur certains points en ce qui concerne les antennes-relais et les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles.

Les associations qui ont participé à cette réunion, notamment Agir pour l’Environnement, Robin des Toits et Priartem, espéraient que le Grenelle apporte des mesures concrètes, permettant de réduire la prolifération des antennes relais, tout en prenant conscience de la dangerosité des ondes électromagnétiques.

Grenelle des ondes pas de révolution

Robin des Toits proposait de mettre en place un test grandeur nature, dans certaines villes de France, en remplaçant les antennes-relais actuelles, dont les valeurs d’exposition sont de  61 V/m, par des infrastructures plus petites et moins puissantes (0,6 V/M), à l’image de ce qui se fait déjà dans la ville de Salzbourg, en Autriche.

De son côté, Agir pour l’environnement, espérait que l’Etat opte pour un geste fort en direction des téléphones mobiles chez les enfants. L’association déplore l’utilisation du mobile chez les plus jeunes, et souhaite une interdiction totale du téléphone chez les enfants de moins de 7 ans.

Grenelle des ondes pas de révolution

 

Le gouvernement n’a pas proposé de lois concrètes concernant les antennes relais

Le Grenelle des ondes a été lancé à l’initiative  de François Fillon. Le premier ministre a demandé à Roseline Bachelot, de réunir des intervenants, afin de statuer sur « un lien éventuel entre utilisation de téléphonie mobile et un risque de cancer ».

En revanche, l’Etat estime que les études scientifiques actuelles, ne permettent pas de retenir l’hypothèse d'un risque de santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile.

Après un mois de discussions, le gouvernement reste attaché à ses convictions, malgré la prise de position des associations.  L’Etat fait la distinction entre les téléphones mobiles, qui peuvent être néfastes à la santé des plus jeunes utilisateurs, et les antennes-relais, dont les ondes électromagnétiques qu’elles dégagent ne sont pas dangereuses pour la santé des riverains.

Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, accompagnée de Roselyne Bachelot (ministre de la Santé) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) supervisaient les discussions.

Les associations présentes au Grenelle des ondes ont été déçues de l’orientation de l’Etat. Celles-ci espéraient que le gouvernement retiendrait leur principale revendication, concernant les antennes-relais, et l’abaissement des seuils d’exposition.

 
 
RECHERCHER
PUBLICITÉ
Comparateurs
 
 
 
 
 
 
 
 
Retrouvez tous nos comparateurs complets...
Recherche sur 34 critères : prix, nouveauté, poids, taille, opérateur, marque, etc....